Carnet de route

Retour aux sources

Il y a deux semaines, je suis allé me promener du côté du boulevard Beaumarchais, également appelé "boulevard de la dépense inconsidérée". Je voulais voir un magasin en particulier pour y essayer le Ricoh GXR. Après n'avoir pas craqué, j'ai également essayé un bon moment un Fuji X100 et, là aussi, j'ai tenu bon (pourtant il était d'occasion à 640 €).

De tergiversation en réflexion alcoolisée j'en suis venu à la conclusion que je voulais refaire de la photographie argentique. Je vais t'épargner tout le raisonnement, disons simplement que le numérique pousse à son paroxysme une logique boulimique assez délirante. Toujours plus de pixels, toujours plus de photos sur la même carte, du raw pour une plus grande plage dynamique, etc. Plus, plus, plus. Au bout d'un moment, je me sens comme dans un grand huit avec l'envie de dégueuler (ou serait-ce l'effet de l'alcool ?)

Note bien que je ne remets pas en cause le numérique. C'est une technologie extraordinaire qui permet de faire des photos sans avoir peur de se tromper. Ça a mis des appareils dans les poches de tout le monde et il semblerait que les gens regardent plus qu'avant l'environnement qui les entoure.

Ceci dit, j'avais envie de retrouver l'émulsion, les contraintes qui vont avec et l'obligation d'être patient. Et puis, il y a cette petite magie de la chimie, ce moment où après avoir fait toute sorte de mélanges on sort un film soigneusement rincé qu'on regarde en négatif. C'est un peu comme se couper une part d'un gâteau qui vient de sortir du four.

Une chose en entraînant une autre, je me suis retrouvé l'heureux propriétaire d'un Olympus 35RC dans lequel j'ai mis un film et qui me suit un peu partout. Par respect pour mes amis qui ont claqué presque un SMIC dans leur dernier appareil, je ne vais pas dire combien la chose m'a coûtée :) Je sais, il va bien falloir payer les films et les produits chimiques (ou le développement) mais il reste une sacrée marge.

J'avoue mentir un peu, j'ai complété ce petit appareil par un scanner à négatif dont je reparlerai une prochaine fois (quand je m'en serai servi).